Catégorie : Greffe de cheveux

Guides et conseils sur la greffe de cheveux en Turquie.

  • Zinc et sélénium : quel rôle dans la chute de cheveux ?

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.

    Le zinc et le sélénium agissent-ils sur la chute de cheveux ?

    Ils comptent uniquement en cas de carence avérée. Une carence en zinc peut provoquer une chute ; une supplémentation chez une personne dont le taux est normal n’apporte rien, et le sélénium en excès est toxique. Ce sont deux oligo-éléments à doser, pas à consommer par précaution.

    Le zinc

    Le zinc intervient dans la synthèse protéique et la division cellulaire : deux fonctions centrales pour un follicule, qui est l’une des structures les plus actives de l’organisme — voir follicule pileux.

    Une carence vraie provoque une chute diffuse, souvent accompagnée d’autres signes : lésions cutanées, retard de cicatrisation, troubles du goût. Elle reste rare avec une alimentation équilibrée et se rencontre surtout dans des contextes particuliers : régime végétalien mal conduit, chirurgie bariatrique, maladie inflammatoire chronique de l’intestin, alcoolisme chronique, régime très restrictif — voir régimes et chute de cheveux.

    Le point à connaître : une supplémentation prolongée en zinc perturbe l’absorption du cuivre et peut créer une carence en cuivre — qui, elle aussi, affecte les cheveux. Se supplémenter « au cas où » peut donc produire exactement le problème que l’on croyait éviter.

    Le sélénium

    Le sélénium est nécessaire, notamment au fonctionnement thyroïdien — ce qui crée un lien indirect avec les cheveux, voir thyroïde et cheveux.

    Mais c’est l’oligo-élément où la marge entre apport utile et toxicité est la plus étroite de tous. Un excès de sélénium provoque une chute de cheveux, des ongles cassants et des troubles digestifs. Autrement dit : trop peu fait tomber les cheveux, et trop aussi.

    C’est la raison pour laquelle une supplémentation en sélénium sans dosage préalable est une mauvaise idée, et pourquoi les formules qui l’empilent avec vingt autres ingrédients à doses non détaillées posent problème.

    Faut-il se supplémenter ?

    1. Doser d’abord, dans le cadre d’un bilan prescrit — voir quel bilan demander.
    2. Corriger si c’est bas, avec la posologie et la durée décidées par le médecin.
    3. Ne pas prolonger indéfiniment : une supplémentation corrige une carence, elle n’est pas un traitement de fond.
    4. Privilégier l’alimentation quand c’est possible : viandes, fruits de mer, légumineuses, oléagineux, œufs, céréales complètes.

    Ce que cela ne fera pas

    Ni le zinc ni le sélénium n’agissent sur l’alopécie androgénétique, qui dépend de la sensibilité héritée des follicules à la DHT — voir le mécanisme. Aucun oligo-élément ne renverse une miniaturisation en cours.

    Le risque réel n’est donc pas de dépenser en gélules : c’est de perdre des mois pendant qu’une calvitie progresse. Voir le point d’ensemble : ce que valent les compléments.

    Avant une greffe

    Deux points pratiques. Une carence non corrigée est une mauvaise condition pour la cicatrisation. Et tout complément doit être déclaré au bilan pré-opératoire — certains influencent la coagulation, voir ce qu’il faut déclarer.

    Faire évaluer votre situation

    Nous ne vendons ni complément ni produit capillaire. Le diagnostic du Dr Merdan Çelik, MD est gratuit et sans engagement : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi la FAQ et Global Health Hair.

  • Quel bilan sanguin demander en cas de chute de cheveux ?

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    Quels examens demander face à une chute de cheveux ?

    Le bilan de base comporte une numération, un dosage du fer et surtout de la ferritine, un bilan thyroïdien, et selon le contexte la vitamine D, le zinc et un bilan hormonal. C’est le médecin qui prescrit et interprète : cet article sert à savoir de quoi parler en consultation, pas à s’auto-prescrire des analyses.

    Le bilan de base

    Examen Pourquoi
    Ferritine Le plus important. Elle reflète les réserves en fer, qui peuvent être basses alors que l’hémoglobine est encore normale. Cause très fréquente de chute diffuse, particulièrement chez la femme réglée.
    Numération, hémoglobine Recherche d’une anémie constituée.
    TSH (et ce que le médecin ajoute) Hypo comme hyperthyroïdie provoquent une chute — voir thyroïde et cheveux.
    Vitamine D Déficit fréquent aux latitudes françaises — voir vitamine D et chute.
    Zinc Selon le contexte : régime restrictif, chirurgie bariatrique, troubles digestifs.
    Bilan hormonal Chez la femme, en cas de cycles irréguliers, d’acné ou d’hirsutisme — voir SOPK.

    Le piège de la ferritine « normale »

    Point qui mérite d’être connu : une ferritine peut être située dans les valeurs de référence du laboratoire tout en étant considérée comme basse pour la repousse capillaire par certains dermatologues. Les seuils discutés dans la littérature capillaire ne sont pas toujours ceux des bornes du laboratoire.

    Ne concluez donc pas seul devant un résultat « dans la norme » : montrez-le. Et à l’inverse, ne vous supplémentez pas en fer sans dosage — un excès de fer est toxique, et c’est une automédication dangereuse.

    Le piège de la biotine : à signaler impérativement

    La biotine à forte dose fausse plusieurs dosages sanguins, notamment thyroïdiens, et peut donner des résultats aberrants dans un sens comme dans l’autre. Elle est présente dans la plupart des compléments « cheveux et ongles ».

    Signalez tout complément avant une prise de sang, et demandez au laboratoire quel délai d’arrêt respecter. Un bilan faussé est pire qu’une absence de bilan : il oriente vers un mauvais diagnostic. Voir ce que valent les compléments.

    Ce qu’un bilan ne dira jamais

    Il ne diagnostique pas une alopécie androgénétique : celle-ci se reconnaît à l’examen clinique et à la trichoscopie, pas sur une prise de sang. Un bilan parfaitement normal chez un homme dont les golfes reculent ne signifie pas « pas de problème » : il signifie qu’il n’y a pas de cause générale surajoutée.

    Autrement dit, le bilan sert à écarter les causes traitables, pas à confirmer la calvitie.

    Pourquoi c’est utile avant une greffe

    Deux raisons. D’abord, on ne greffe pas une chute qui vient d’une carence ou d’un trouble thyroïdien : elle se résout en traitant la cause. Ensuite, une carence non corrigée est une mauvaise condition pour la cicatrisation et pour la repousse des greffons.

    C’est pourquoi un bilan récent fait partie des éléments utiles à transmettre au diagnostic — voir ce qu’il faut déclarer.

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  • Grossesse, allaitement et greffe de cheveux

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    Peut-on faire une greffe de cheveux enceinte ?

    Non. Une greffe de cheveux est une intervention esthétique non urgente : elle est contre-indiquée pendant la grossesse et déconseillée pendant l’allaitement. Aucun bénéfice ne justifierait d’exposer une grossesse à une anesthésie locale, à une médication post-opératoire et au stress d’une intervention de plusieurs heures.

    Les raisons, une par une

    • L’anesthésie locale et ses adjuvants. Même locale, elle n’est pas anodine pendant une grossesse et ne se pratique que si l’acte est nécessaire — ce qui n’est pas le cas ici.
    • La médication post-opératoire : antalgiques, anti-inflammatoires, parfois antibiotiques ou corticoïdes. Plusieurs sont déconseillés ou contre-indiqués pendant la grossesse et l’allaitement.
    • Les traitements de la chute : le minoxidil est déconseillé, et les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase sont formellement contre-indiqués chez la femme enceinte ou susceptible de l’être, en raison du risque pour un fœtus masculin — voir finastéride et dutastéride.
    • La position et la durée. Rester assise ou allongée plusieurs heures est difficilement compatible avec une grossesse avancée.
    • L’évaluation serait faussée. C’est la raison la plus décisive, et elle vaut aussi après l’accouchement.

    Pourquoi l’évaluation ne veut rien dire à ce moment-là

    Pendant la grossesse, le taux élevé d’œstrogènes maintient une proportion inhabituelle de cheveux en phase de croissance : la chevelure est plus fournie que d’habitude. Après l’accouchement, l’inverse se produit et une chute survient — voir la chute post-partum.

    Dans les deux cas, l’état capillaire observé n’est pas l’état réel : on mesurerait une densité artificiellement haute, puis artificiellement basse. Et comme la zone donneuse suit le même mouvement, l’estimation du capital disponible serait fausse dans les deux sens.

    Quel délai après l’accouchement ?

    Période Situation
    Grossesse Contre-indiqué.
    Allaitement Déconseillé, notamment en raison de la médication.
    Après l’allaitement, chute en cours Attendre : l’effluvium se résout seul.
    6 à 12 mois après la stabilisation Réévaluation possible sur des bases fiables.

    Ces délais sont indicatifs. Le repère n’est pas une date mais un état : une situation capillaire stable, documentée par des photos comparables.

    Et si une greffe a été faite avant la grossesse ?

    Aucune inquiétude à avoir : les cheveux greffés sont vos propres cheveux et se comportent comme les autres. Ils suivront les mêmes variations hormonales, y compris la chute du post-partum, puis repousseront de la même façon.

    Signalez simplement l’intervention à l’équipe qui vous suit, comme tout antécédent chirurgical.

    Ce que vous pouvez faire en attendant

    Faire un bilan sanguin avec votre médecin — la carence en fer est fréquente en post-partum et son traitement est simple ; éviter les coiffures à forte traction ; ne prendre aucun traitement anti-chute sans avis médical pendant l’allaitement ; et photographier tous les mois pour objectiver la récupération.

    Dans l’immense majorité des cas, la question de la greffe ne se posera même plus une fois la situation stabilisée.

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  • Ménopause et chute de cheveux : ce qui se passe et ce qu’on peut faire

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    Pourquoi les cheveux s’affinent-ils à la ménopause ?

    À la ménopause, la baisse des œstrogènes modifie l’équilibre hormonal et laisse s’exprimer davantage l’effet des androgènes sur les follicules sensibles : les cheveux s’affinent, surtout sur le dessus du crâne. C’est un phénomène fréquent, progressif, et distinct d’une chute brutale — qui, elle, aurait une autre cause.

    Ce que l’on observe, concrètement

    Le motif typique : une raie qui s’élargit, une queue-de-cheval qui perd de l’épaisseur, des cheveux plus fins et plus secs, une repousse plus lente. La ligne frontale est en général conservée — voir l’échelle de Ludwig.

    Ce n’est pas « perdre ses cheveux d’un coup » : c’est une perte de densité qui s’installe sur des années. Si vous constatez au contraire une chute massive en quelques semaines, cherchez ailleurs — thyroïde, carence, effluvium — voir effluvium ou calvitie.

    Ce qu’il ne faut pas mettre sur le compte de la ménopause

    C’est le point le plus utile de cet article. Passé 50 ans, tout est facilement attribué à la ménopause, et des causes traitables passent inaperçues :

    • Trouble thyroïdien, dont la fréquence augmente à cet âge — voir thyroïde et cheveux ;
    • Carence en fer, notamment en période de périménopause avec règles abondantes ;
    • Médicaments introduits récemment — voir les médicaments en cause ;
    • Alopécie frontale fibrosante, qui touche préférentiellement la femme après la ménopause et recule la ligne frontale. Elle est cicatricielle, donc définitive — voir lichen plan pilaire. Un recul de la ligne frontale à cet âge n’est jamais « normal » : il se fait examiner.

    Le traitement hormonal de la ménopause change-t-il quelque chose ?

    Réponse honnête : il peut avoir un effet sur l’état capillaire, mais ce n’est pas une indication pour lequel il se prescrit. Un THM se discute avec un médecin sur l’ensemble de ses bénéfices et de ses risques — symptômes climatériques, os, terrain personnel et familial —, jamais pour les cheveux seuls.

    Si vous en prenez déjà un, signalez-le lors de toute évaluation capillaire, au même titre que le reste — voir ce qu’il faut déclarer.

    Une greffe est-elle possible après la ménopause ?

    Oui, l’âge n’est pas une limite en soi — voir la greffe après 50 ans. La question décisive est la même que pour toute alopécie féminine : la zone donneuse est-elle saine et dense ?

    Dans les alopécies féminines diffuses, la nuque est souvent touchée elle aussi. Sans réserve fiable, il n’y a rien à redistribuer, et c’est ce que vérifie la trichoscopie avant toute discussion de chiffres — voir aussi zone donneuse insuffisante.

    Ce qui aide réellement

    Faire un bilan sanguin plutôt que de supposer ; faire examiner le cuir chevelu par un dermatologue ; limiter les tractions et les agressions chimiques répétées sur des cheveux plus fragiles ; et photographier la raie tous les mois pour objectiver une évolution lente que l’œil ne perçoit pas au jour le jour.

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  • SOPK et chute de cheveux : le lien hormonal

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    Le syndrome des ovaires polykystiques fait-il tomber les cheveux ?

    Oui : le SOPK s’accompagne fréquemment d’un excès d’androgènes, qui peut provoquer une alopécie de type androgénétique chez la femme — souvent associée à une pilosité excessive et à des troubles du cycle. C’est l’une des principales causes hormonales de chute chez la femme jeune, et elle se traite d’abord médicalement.

    Le tableau qui doit faire évoquer un SOPK

    La chute de cheveux n’arrive presque jamais seule. L’association de plusieurs de ces signes justifie un bilan :

    • cycles irréguliers ou absents ;
    • hirsutisme : pilosité de type masculin sur le visage, le torse ou le dos ;
    • acné persistante à l’âge adulte ;
    • perte de densité au sommet du crâne, raie qui s’élargit ;
    • difficultés à concevoir ;
    • prise de poids et signes d’insulinorésistance.

    Le diagnostic revient au médecin — gynécologue ou endocrinologue — sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et échographiques. Aucun signe isolé ne suffit, et la chute de cheveux seule ne fait pas un SOPK.

    Pourquoi les cheveux sont touchés

    L’excès d’androgènes agit sur les follicules génétiquement sensibles du sommet du crâne, exactement comme dans l’alopécie masculine — voir DHT et calvitie. Le paradoxe apparent — plus de poils sur le visage, moins de cheveux sur la tête — s’explique par une différence de sensibilité selon la zone du corps : les mêmes hormones stimulent la pilosité faciale et miniaturisent les follicules du cuir chevelu.

    La répartition suit le schéma féminin : éclaircissement central, ligne frontale généralement respectée — voir l’échelle de Ludwig.

    Ce qui se traite, et dans quel ordre

    La prise en charge du SOPK est médicale et globale : elle vise le déséquilibre hormonal et métabolique, pas le symptôme capillaire isolé. Selon les situations, elle peut associer une prise en charge du poids et de l’insulinorésistance, un traitement hormonal adapté et un suivi gynécologique — tout cela relevant du médecin, jamais d’une clinique capillaire.

    Un point de sécurité qui ne se discute pas : plusieurs traitements anti-androgéniques sont contre-indiqués en cas de grossesse ou de projet de grossesse. C’est une raison de plus pour que la prescription vienne d’un médecin qui connaît votre situation complète.

    Et une greffe de cheveux ?

    Elle n’est pas exclue, mais elle vient après, et seulement si trois conditions sont réunies :

    1. le déséquilibre hormonal est pris en charge et stabilisé ;
    2. la zone donneuse est saine et dense, ce qui se vérifie à la trichoscopie ;
    3. la perte est stabilisée depuis assez longtemps pour que le résultat tienne.

    Opérer sur un excès d’androgènes non traité revient à greffer dans un environnement qui continue de miniaturiser les cheveux natifs autour : le résultat se dégrade, et le capital est dépensé. C’est exactement le type de situation où une clinique sérieuse dit « pas maintenant » — voir reconnaître une clinique sérieuse.

    Ce que vous pouvez faire dès maintenant

    Consulter pour un diagnostic, et faire un bilan sanguin : la carence en fer s’ajoute très souvent au tableau et son traitement est simple. Photographier la raie tous les mois, dans les mêmes conditions, pour objectiver l’évolution — sur ce type d’alopécie lente, c’est le seul repère fiable.

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  • Pilule et contraception hormonale : effet sur les cheveux

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    La pilule peut-elle faire tomber les cheveux ?

    Oui, dans certains cas : une chute peut survenir à l’instauration, au changement ou à l’arrêt d’une contraception hormonale, selon le profil du progestatif et la sensibilité individuelle. Le plus souvent il s’agit d’un effluvium télogène, diffus et transitoire. Aucune décision ne se prend seule : c’est le médecin prescripteur qui adapte, jamais la patiente.

    Le mécanisme, sans caricature

    Les progestatifs utilisés en contraception n’ont pas tous le même profil vis-à-vis des androgènes. Certains sont considérés comme plutôt androgéniques, d’autres comme anti-androgéniques. Chez une femme dont les follicules sont sensibles — voir le mécanisme de la DHT —, ce profil peut influencer l’état capillaire.

    Deux réserves honnêtes : la variabilité individuelle est grande, et la même pilule peut convenir parfaitement à une femme et poser problème à une autre. Nous ne nommerons donc aucune molécule « bonne » ou « mauvaise » pour les cheveux : ce serait une prescription déguisée, et nous ne prescrivons pas.

    Les trois moments à risque

    Moment Ce qui est observé
    À l’instauration Chute possible dans les 2 à 4 mois, souvent transitoire, le temps de l’adaptation.
    Au changement Même délai. Le passage d’un progestatif à un autre peut suffire à déclencher un effluvium.
    À l’arrêt Le cas le plus fréquent et le plus mal compris — voir ci-dessous.

    La chute après l’arrêt de la pilule

    Elle ressemble beaucoup à la chute du post-partum, et pour une raison voisine : l’arrêt d’un apport hormonal fait basculer d’un coup un grand nombre de follicules en phase de repos, qui tombent ensemble deux à quatre mois plus tard — voir le cycle capillaire et la chute post-partum.

    Elle se stabilise en général en six à douze mois. Mais il existe un cas de figure différent : si une contraception à profil anti-androgénique masquait une alopécie androgénétique sous-jacente, son arrêt révèle une évolution qui progressait en silence. Là, la chute ne s’arrête pas toute seule, et c’est une raison de consulter plutôt que d’attendre.

    Comment faire la différence

    Chute diffuse, brutale, sur tout le cuir chevelu, qui régresse en quelques mois : effluvium, réversible. Perte de densité progressive au sommet avec élargissement de la raie : alopécie androgénétique féminine — voir l’échelle de Ludwig.

    Les photos mensuelles prises dans les mêmes conditions tranchent bien mieux que la mémoire, qui exagère systématiquement dans un sens ou dans l’autre.

    Ce qu’il ne faut pas faire

    1. Arrêter ou changer sa contraception seule à cause d’une chute de cheveux. La contraception a un objectif qui ne se sacrifie pas à un symptôme capillaire transitoire.
    2. Prendre un traitement anti-chute « masculin » : plusieurs sont formellement contre-indiqués chez la femme en âge de procréer — voir finastéride et dutastéride.
    3. Se supplémenter à l’aveugle — voir ce que valent les compléments.
    4. Envisager une greffe pendant l’épisode. La zone donneuse est concernée elle aussi : l’évaluation serait faussée.

    La démarche utile tient en deux points : en parler au médecin qui a prescrit, et faire un bilan sanguin — la carence en fer est très fréquente et souvent la vraie coupable.

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  • Alopécie féminine : l’échelle de Ludwig et les 3 stades

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux chez la femme impose souvent un bilan, et s’évalue au cas par cas.

    Comment se manifeste la calvitie chez la femme ?

    Chez la femme, l’alopécie androgénétique se traduit par un élargissement progressif de la raie et une perte de densité sur le dessus du crâne, en respectant généralement la ligne frontale. Elle se classe sur l’échelle de Ludwig, en trois stades — et non sur l’échelle de Norwood, conçue pour le schéma masculin.

    Les trois stades de Ludwig

    Stade Ce que l’on observe
    I Éclaircissement discret du sommet. La raie s’élargit : c’est souvent le premier signe remarqué, en se coiffant.
    II Perte de densité nette sur toute la zone centrale. Le cuir chevelu devient visible à travers les cheveux.
    III Dégarnissement marqué du dessus, la ligne frontale restant le plus souvent conservée.

    La différence de fond avec le schéma masculin : chez l’homme, la calvitie recule depuis le front et creuse le vertex — voir l’échelle de Norwood. Chez la femme, elle s’éclaircit par le milieu en gardant la bordure frontale. C’est ce qui rend le diagnostic plus tardif : rien ne « recule » visiblement.

    Pourquoi le diagnostic est plus délicat

    Chez l’homme, un recul des golfes signe presque toujours une alopécie androgénétique. Chez la femme, une perte de densité diffuse peut correspondre à plusieurs causes très différentes :

    Ces causes appellent des conduites opposées, et plusieurs peuvent coexister. C’est la raison pour laquelle un bilan précède la discussion chirurgicale — voir quel bilan sanguin demander.

    Le signe qui change tout : la ligne frontale

    Si votre ligne frontale recule, ce n’est probablement pas une alopécie de type Ludwig. Deux pistes à faire évaluer sans tarder : une alopécie de traction, ou une alopécie frontale fibrosante — cette dernière étant une maladie cicatricielle qui détruit définitivement les follicules et où chaque mois compte.

    C’est un des rares cas où l’on peut dire qu’attendre coûte cher. Voir alopécie cicatricielle.

    Une greffe est-elle possible chez la femme ?

    Oui, mais la condition est plus exigeante que chez l’homme : il faut une zone donneuse saine et dense. Or dans beaucoup d’alopécies féminines diffuses, la nuque est touchée elle aussi — et sans réserve fiable, il n’y a rien à redistribuer.

    C’est ce que le diagnostic vérifie en premier, à la trichoscopie. Une clinique qui accepte une patiente sans avoir examiné sa zone donneuse ne peut pas savoir ce qu’elle promet.

    Ce qu’il faut faire, dans l’ordre

    1. Bilan sanguin auprès d’un médecin : fer, ferritine, thyroïde, et ce qu’il jugera utile.
    2. Examen du cuir chevelu par un dermatologue, avec trichoscopie.
    3. Traiter la cause identifiée, et attendre la stabilisation.
    4. Photographier tous les mois, mêmes conditions, même raie.
    5. Réévaluer la question chirurgicale une fois la situation stable.

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  • Calvitie du vertex : dégarnissement de la couronne

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    Pourquoi le sommet du crâne se dégarnit-il ?

    Le vertex — le sommet du crâne, autour de l’épi — fait partie des zones dont les follicules sont génétiquement sensibles à la DHT. C’est, avec les golfes, l’une des deux régions où la calvitie commune s’installe en premier. Son dégarnissement suit le même mécanisme que le recul frontal, mais il se voit plus tard : on ne l’a pas sous les yeux dans le miroir.

    Deux zones, deux logiques de traitement

    Golfes et vertex se dégarnissent souvent en parallèle — c’est ce que décrivent les stades III à VI de l’échelle de Norwood. Mais du point de vue chirurgical, ils ne se valent pas :

    Ligne frontale et golfes Vertex
    Impact visuel Élevé : encadre le visage, visible de face Plus faible de face ; visible de dos et de dessus
    Surface Limitée et bien délimitée Souvent plus étendue, et en expansion
    Rendement des greffons Élevé : peu de greffons changent beaucoup Plus faible : la disposition en spirale de l’épi exige un placement précis
    Évolutivité Plus prévisible Tend à s’élargir avec les années

    Pourquoi les chirurgiens traitent souvent le front en priorité

    Ce n’est pas une question de facilité, c’est une question de rendement. Avec une zone donneuse limitée, chaque greffon placé doit produire le maximum d’effet visible.

    Une ligne frontale restaurée change le visage : c’est ce que voient les autres, et vous, dans le miroir. Un vertex à moitié couvert, en revanche, ne convainc pas : il faut une densité suffisante pour que l’effet existe, et cette densité coûte cher en greffons.

    Le risque, si l’on disperse : dépenser sa réserve sur deux zones sans en réussir aucune. Voir zone donneuse insuffisante et combien de greffons prévoir.

    Le piège de l’élargissement futur

    Le vertex a une particularité redoutable : il s’étend de façon concentrique. Couvrir aujourd’hui une zone de la taille d’une paume peut laisser, dans dix ans, un îlot greffé entouré d’un anneau dégarni — un résultat plus visible qu’un vertex simplement clairsemé.

    C’est la raison pour laquelle un patient jeune dont le vertex commence à s’ouvrir est un cas où la stabilisation médicale précède la chirurgie, et non l’inverse — voir la greffe à 20 ans et les traitements.

    Ce que l’on peut attendre d’une greffe du vertex

    Elle est possible et elle donne de bons résultats quand deux conditions sont réunies : une réserve suffisante et une alopécie stabilisée ou traitée. Le point technique décisif est le respect de l’orientation en spirale de l’épi : des greffons implantés à contresens donnent un aspect artificiel immédiatement perceptible, quelle que soit la densité obtenue.

    C’est l’un des endroits où l’exécution compte le plus, et donc où la question de savoir qui réalise les incisions n’est pas secondaire — voir médecin ou technicien.

    Comment évaluer votre propre vertex

    Photographiez le dessus du crâne en lumière naturelle, cheveux secs, en demandant à quelqu’un de prendre la photo de haut. Sous un plafonnier ou sur cheveux mouillés, l’impression de vide est très exagérée — beaucoup d’hommes se croient bien plus dégarnis qu’ils ne le sont.

    Faire évaluer votre situation

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    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.

    Les traitements type Ozempic provoquent-ils une chute de cheveux ?

    Une chute de cheveux est rapportée par des personnes traitées par analogues du GLP-1, et le mécanisme le plus probable n’est pas le médicament lui-même mais la perte de poids rapide qu’il entraîne. Il s’agit typiquement d’un effluvium télogène : diffus, retardé et réversible.

    Ce que l’on peut dire honnêtement

    Les analogues du GLP-1 (sémaglutide, liraglutide et apparentés) sont utilisés dans le diabète de type 2 et, selon les indications, dans la prise en charge de l’obésité. Des cas de chute de cheveux ont été rapportés par des patients et discutés dans la littérature.

    Le point important est le mécanisme : rien n’indique une toxicité directe de la molécule sur le follicule. En revanche, ces traitements entraînent une réduction marquée des apports et une perte de poids parfois rapide — et cela, on sait que ça déclenche une chute diffuse, voir régime et chute de cheveux.

    Nous ne donnons ici aucun chiffre de fréquence : les données disponibles ne permettent pas de le faire sérieusement, et inventer une statistique serait pire que de dire qu’on ne sait pas.

    Le profil typique de la chute

    • Décalée : elle débute deux à quatre mois après le début du traitement ou après la phase de perte rapide.
    • Diffuse : sur tout le cuir chevelu, sans recul des golfes ni tonsure — voir alopécie diffuse.
    • Réversible : elle se stabilise quand le poids se stabilise et que les apports se normalisent.

    Si au contraire vous observez un recul progressif de la ligne frontale ou un dégarnissement du sommet, c’est une alopécie androgénétique qui suit son cours : elle n’a rien à voir avec le traitement, et elle ne s’arrêtera pas à son arrêt.

    Que faire

    1. Ne pas arrêter le traitement de sa propre initiative. Ces médicaments traitent des pathologies sérieuses : la décision appartient au prescripteur.
    2. En parler au médecin, qui pourra vérifier les apports protéiques et rechercher des carences (fer, ferritine, zinc, vitamine D).
    3. Soigner l’apport protéique : c’est le point le plus souvent défaillant quand l’appétit est coupé.
    4. Photographier tous les mois dans les mêmes conditions pour objectiver l’évolution.
    5. Attendre. La repousse suit le cycle du cheveu : plusieurs mois.

    Et si une greffe était prévue ?

    Deux points concrets. D’abord, ce traitement doit être déclaré au bilan pré-opératoire comme tout autre médicament — voir ce qu’il faut déclarer : ces molécules ralentissent la vidange gastrique, ce qui est une information pertinente avant une intervention longue.

    Ensuite, on n’évalue pas une candidature en pleine phase de perte de poids rapide : la zone donneuse est touchée comme le reste et la mesure du capital serait faussée. On attend la stabilisation, puis on réévalue — c’est plus lent, et c’est la seule façon d’avoir un chiffre qui veuille dire quelque chose.

    Faire évaluer votre situation

    Le diagnostic du Dr Merdan Çelik, MD est gratuit et sans engagement — y compris quand la réponse est « ce n’est pas une greffe qu’il vous faut » : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi la FAQ et Global Health Hair.

  • Régime, perte de poids rapide et chute de cheveux

    Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.

    Un régime peut-il faire tomber les cheveux ?

    Oui : une restriction calorique importante ou une perte de poids rapide provoque fréquemment une chute diffuse, qui apparaît deux à quatre mois après le début du régime et régresse une fois l’alimentation rééquilibrée. L’organisme met le cheveu en bas de la liste des priorités : ce n’est pas un organe vital.

    Pourquoi le cheveu est sacrifié en premier

    Le follicule est l’une des structures les plus métaboliquement actives du corps : il produit en continu et consomme beaucoup. En cas de déficit énergétique ou protéique marqué, l’organisme réduit cette dépense en basculant des follicules en phase de repos.

    Résultat : un effluvium télogène, décalé de deux à quatre mois — le même mécanisme que celui décrit dans effluvium télogène ou calvitie. Ce décalage est la raison pour laquelle beaucoup de gens ne font pas le lien : la chute arrive quand ils sont contents de leur poids.

    Les situations les plus concernées

    • Régimes très hypocaloriques ou jeûnes prolongés.
    • Régimes excluant des familles entières d’aliments sans compensation : apport protéique insuffisant, carences en fer, zinc, vitamines du groupe B.
    • Chirurgie bariatrique. La chute est fréquente et bien documentée dans les mois qui suivent : perte rapide et malabsorption se cumulent. Elle justifie un suivi nutritionnel spécifique.
    • Traitements de la perte de poids par analogues du GLP-1. Voir le point spécifique sur ce sujet.
    • Troubles du comportement alimentaire, où la chute est un signe parmi d’autres et relève d’une prise en charge globale.

    Ce qui compte vraiment : la vitesse et l’équilibre

    Une perte de poids progressive, avec un apport protéique correct et sans carence, ne provoque généralement pas de chute. Ce qui déclenche, c’est la brutalité du déficit et l’exclusion non compensée.

    Autrement dit : le problème n’est pas de perdre du poids, c’est la manière. Un accompagnement diététique n’est pas un luxe dans ce contexte.

    Les cheveux repoussent-ils après un régime ?

    Oui, dans la grande majorité des cas, une fois l’alimentation rééquilibrée et les carences corrigées. Comptez trois à six mois pour la reprise, et jusqu’à un an pour la récupération complète : le cheveu ne rattrape pas le retard plus vite qu’il ne pousse.

    Le bilan utile, à faire prescrire par un médecin : fer et ferritine, protéines, zinc, vitamine D, thyroïde — voir vitamine D.

    Le point qui concerne une greffe

    Deux conséquences pratiques. D’abord, on n’évalue pas une candidature pendant un épisode de ce type : la zone donneuse est touchée comme le reste, ce qui fausse la mesure du capital disponible.

    Ensuite, si vous avez programmé une intervention, ce n’est pas le moment d’entamer un régime strict : la cicatrisation et la survie des greffons demandent des apports corrects. Signalez tout régime en cours lors du bilan — voir ce qu’il faut déclarer.

    Faire évaluer votre situation

    Le diagnostic du Dr Merdan Çelik, MD est gratuit et sans engagement — y compris quand la réponse est « ce n’est pas une greffe qu’il vous faut » : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi la FAQ et Global Health Hair.