Thyroïde et chute de cheveux : diagnostic avant greffe

Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)

Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : l’aptitude à une greffe de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.

Un problème de thyroïde peut-il faire tomber les cheveux ?

Oui : hypothyroïdie comme hyperthyroïdie provoquent classiquement une chute diffuse, réversible une fois l’équilibre hormonal rétabli. C’est l’une des causes qu’il faut écarter avant toute décision de greffe, parce que la conduite à tenir n’a rien à voir : on traite la thyroïde, on n’opère pas.

À quoi ressemble une chute d’origine thyroïdienne

Elle est diffuse — elle touche l’ensemble du cuir chevelu sans dessiner de golfes ni de tonsure — et elle s’accompagne souvent de signes non capillaires qui mettent sur la piste :

  • Hypothyroïdie : fatigue, frilosité, prise de poids, peau sèche, cheveux ternes et cassants, constipation, ralentissement général. La perte du tiers externe des sourcils est un signe classique.
  • Hyperthyroïdie : nervosité, palpitations, amaigrissement malgré l’appétit, intolérance à la chaleur, tremblements, cheveux fins et fragiles.

La distinction avec une alopécie androgénétique est en général nette : celle-ci est localisée, lente et sans signes généraux. Voir aussi effluvium télogène ou calvitie.

Le point le plus important : la zone donneuse

Dans une chute d’origine thyroïdienne, la nuque et les côtés sont touchés comme le reste. Or c’est précisément la zone donneuse : la réserve dans laquelle on prélève.

Conséquence directe : évaluer un capital folliculaire pendant un épisode thyroïdien non équilibré donne un résultat faussé. On peut sous-estimer la réserve réelle, ou pire, prélever dans une zone qui n’est pas dans son état normal. C’est la raison technique — pas une précaution de façade — pour laquelle on attend la stabilisation.

Le délai à respecter

Une fois le traitement instauré et l’équilibre biologique obtenu, la repousse demande plusieurs mois : le cheveu suit son cycle et ne rattrape pas le retard plus vite qu’il ne pousse — voir le cycle capillaire.

En pratique, on réévalue à distance de la stabilisation, avec des photos comparables prises dans les mêmes conditions. Ce qui aura repoussé n’avait pas besoin de chirurgie ; ce qui restera manquant se discutera alors sur des bases fiables.

Et si les deux coexistent ?

C’est fréquent et c’est le cas le plus trompeur : un trouble thyroïdien qui survient chez quelqu’un qui a déjà une alopécie androgénétique débutante. La chute brutale révèle d’un coup un affinement installé de longue date, et le patient a le sentiment d’avoir tout perdu en quelques mois.

La trichoscopie permet de faire la part des choses en mesurant la proportion de cheveux miniaturisés, ce que l’œil nu ne sait pas faire.

Ce qu’il faut faire, dans l’ordre

  1. Consulter et faire doser la fonction thyroïdienne (TSH, et ce que votre médecin juge utile).
  2. Traiter et stabiliser, avec le suivi de votre médecin.
  3. Photographier tous les mois dans les mêmes conditions.
  4. Réévaluer la question capillaire une fois l’équilibre obtenu.

À noter : la biotine, très présente dans les compléments capillaires, fausse plusieurs dosages thyroïdiens. Signalez-la avant toute prise de sang — voir ce que valent les compléments.

Savoir si vous êtes candidat

Le diagnostic du Dr Merdan Çelik, MD est gratuit et sans engagement — y compris quand la réponse est « pas maintenant » : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi la FAQ et Global Health Hair.

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