DHT et testostérone : le vrai mécanisme de la calvitie

Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)

Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.

La testostérone rend-elle chauve ?

Non : ce n’est pas le taux de testostérone qui rend chauve, mais la sensibilité génétique des follicules à la DHT, un dérivé de la testostérone. C’est pourquoi un homme au taux de testostérone normal peut être très dégarni, tandis qu’un autre au taux élevé garde tous ses cheveux. La différence est héréditaire, pas hormonale.

Le mécanisme en trois étapes

  1. La testostérone est convertie en dihydrotestostérone (DHT) par une enzyme, la 5-alpha-réductase.
  2. La DHT se fixe sur les récepteurs des follicules qui y sont génétiquement sensibles — ceux du front et du sommet du crâne.
  3. Sous son effet, ces follicules se miniaturisent : à chaque cycle, la phase de croissance raccourcit et le cheveu produit est plus fin et plus court, jusqu’à devenir invisible.

C’est la définition même de l’alopécie androgénétique — « andro » pour les hormones, « génétique » pour la sensibilité héritée. Les deux mots comptent : sans la sensibilité héritée, la DHT ne fait rien aux cheveux.

Pourquoi la nuque est épargnée

C’est le fait central de toute la chirurgie capillaire. Les follicules de la nuque et des côtés n’ont pas cette sensibilité. Ils baignent dans la même DHT que les autres et ne se miniaturisent pas.

Mieux : cette résistance est une propriété du follicule lui-même, pas de son emplacement. Un follicule prélevé dans la nuque et implanté sur le front conserve sa résistance — c’est ce qu’on appelle la dominance du donneur, et c’est la raison biologique pour laquelle un cheveu greffé ne retombe pas. Voir zone donneuse.

Les idées fausses qui circulent

Idée reçue Ce qui est établi
« Être chauve = beaucoup de testostérone » Aucun rapport démontré avec le taux circulant. C’est la sensibilité des récepteurs qui compte.
« La calvitie vient du côté de la mère » Simplification : plusieurs gènes sont impliqués, sur plusieurs chromosomes. L’hérédité maternelle pèse, elle ne décide pas seule.
« Le sport et la musculation rendent chauve » Non — voir sport et cheveux. En revanche, les stéroïdes anabolisants accélèrent réellement une calvitie préexistante.
« Baisser la testostérone sauverait les cheveux » Ce serait échanger une gêne esthétique contre des conséquences générales lourdes. Ce n’est pas une stratégie thérapeutique.

Ce que cela implique pour les traitements

Comprendre le mécanisme explique la logique des traitements existants : les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase réduisent la production de DHT — voir finastéride et dutastéride —, tandis que le minoxidil agit sur le cycle du cheveu sans toucher à l’hormone — voir minoxidil.

Cela explique aussi pourquoi aucun shampooing ne peut inverser une calvitie : le phénomène se joue au niveau du récepteur folliculaire, pas à la surface du cuir chevelu.

La DHT agit-elle aussi chez la femme ?

Le mécanisme existe aussi, mais il s’exprime différemment : chute diffuse, ligne frontale généralement respectée, influence d’autres facteurs hormonaux. C’est pourquoi le diagnostic féminin est plus délicat et impose souvent un bilan — voir greffe chez la femme et hirsutisme.

Faire évaluer votre situation

Le diagnostic du Dr Merdan Çelik, MD est gratuit et sans engagement — y compris quand la réponse est « ce n’est pas une greffe qu’il vous faut » : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi la FAQ et Global Health Hair.

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