Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)
Information générale. N’arrêtez jamais un traitement psychotrope de votre propre initiative : toute modification relève du médecin qui l’a prescrit.
Les antidépresseurs font-ils tomber les cheveux ?
Une chute diffuse est rapportée avec plusieurs psychotropes : elle est en général modérée, retardée de deux à quatre mois, et réversible à l’arrêt ou au changement de molécule. Il s’agit d’un effluvium télogène, pas d’une calvitie — les follicules ne sont pas détruits.
Ce qui est décrit
Le lien est mieux documenté pour certains thymorégulateurs — notamment les sels de lithium — que pour les antidépresseurs, où il reste plus rare et plus variable selon les molécules. La fréquence exacte est difficile à établir : nous ne donnerons pas de pourcentage, et nous ne comparerons pas les molécules entre elles, ce qui reviendrait à orienter une prescription.
Le profil est celui d’un effluvium télogène : diffus, sur tout le cuir chevelu, sans recul des golfes ni tonsure — voir alopécie diffuse.
Le facteur qu’on oublie systématiquement
C’est le point le plus utile de cette page : la dépression et l’anxiété elles-mêmes peuvent provoquer une chute, par le stress physiologique, les troubles du sommeil et les modifications de l’alimentation qui les accompagnent — voir stress et chute, sommeil et alimentation.
Autrement dit : attribuer la chute au traitement est parfois exact, et parfois une inversion. Le décalage de deux à quatre mois complique encore l’attribution, puisqu’il fait coïncider la chute avec le moment où l’on va mieux.
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre
- Ne rien arrêter seul. Le bénéfice d’un traitement psychotrope n’est pas comparable à une gêne capillaire, et un arrêt brutal expose à des effets propres.
- En parler au prescripteur : noter la date de début du traitement et celle du début de la chute. Ce seul rapprochement oriente beaucoup.
- Faire un bilan : fer, ferritine, thyroïde — les causes classiques ne disparaissent pas parce qu’on prend un traitement, voir quel bilan demander et carence en fer.
- Photographier chaque mois dans les mêmes conditions — voir comment photographier.
- Attendre : un effluvium se résout le plus souvent en trois à six mois.
Peut-on greffer sous antidépresseurs ?
On ne greffe pas un effluvium : les follicules repartiront seuls, et la zone donneuse est touchée elle aussi pendant l’épisode, ce qui fausse l’évaluation — voir la zone donneuse peut-elle se dégarnir.
Si, une fois la situation stabilisée, une alopécie androgénétique se confirme, la question se posera sur des bases fiables. Le traitement en cours devra alors être déclaré comme tout autre — voir ce qu’il faut déclarer.
Un mot sur la motivation
Une intervention esthétique décidée pendant un épisode dépressif mérite d’être posée à plat, pas pour juger mais parce qu’une greffe ne répond pas à cette demande-là — voir cheveux et confiance en soi et ce qu’un bon chirurgien refuse. Ce n’est pas un refus : c’est une raison d’attendre un moment plus stable.
Le diagnostic, gratuit et sans engagement
Envoyez vos photos au Dr Merdan Çelik, MD : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi le guide d’avant-greffe et Global Health Hair.
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