Arrêter le finastéride : que se passe-t-il ?

Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)

Information générale. Le finastéride est un médicament sur prescription : instaurer, modifier ou arrêter un traitement relève du médecin qui l’a prescrit.

Que se passe-t-il quand on arrête le finastéride ?

La DHT remonte à son niveau habituel et l’alopécie androgénétique reprend son cours : le bénéfice acquis se perd progressivement, en général sur plusieurs mois à un an. Ce n’est pas un effet de l’arrêt : c’est la disparition d’un effet qui devait être entretenu.

Le mécanisme, en une phrase

Le finastéride réduit la conversion de la testostérone en DHT — voir finastéride et dutastéride. Il n’agit pas sur la sensibilité des follicules à cette hormone, qui est héritée et ne change pas — voir le mécanisme de la DHT.

Autrement dit : il met le processus en pause, il ne l’annule pas. À l’arrêt, la pause s’arrête.

Le calendrier observé

Délai après l’arrêt Ce qui est habituellement décrit
Quelques semaines La DHT remonte. Rien de visible.
3 à 6 mois Reprise progressive de la chute : les cheveux maintenus se remettent à se miniaturiser.
6 à 12 mois Retour vers l’état correspondant à l’évolution naturelle.
Au-delà L’alopécie suit son cours habituel.

La perte est moins brutale et moins synchronisée qu’avec l’arrêt du minoxidil, où beaucoup de cheveux basculent ensemble. Ici, c’est un retour progressif.

Revient-on « pire qu’avant » ?

Formulation honnête, la même que pour le minoxidil : on revient à l’état où l’on serait si l’on n’avait jamais traité, pas à l’état du jour où l’on a commencé. Comme l’alopécie progresse avec le temps, cet état est moins bon — mais le responsable est le temps écoulé, pas la molécule.

Les motifs d’arrêt, et lesquels se discutent

Motifs à discuter avec le médecin sans tarder : effets indésirables ressentis — notamment d’ordre sexuel ou de l’humeur —, projet de grossesse dans le couple, ou toute inquiétude qui vous ferait arrêter seul de toute façon.

Motifs qui méritent une conversation avant : l’impression que « ça ne marche pas » avant plusieurs mois, ou l’idée qu’une greffe rendrait le traitement inutile — c’est souvent l’inverse, voir plus bas.

Deux points de sécurité qui ne se discutent pas : ces molécules sont contre-indiquées chez la femme enceinte ou susceptible de l’être, et elles modifient le dosage du PSA — tout médecin qui vous suit doit le savoir.

Le point qui concerne une greffe

C’est celui que les patients découvrent le plus tard : une greffe ne protège pas les cheveux natifs. Les greffons viennent de la zone donneuse et restent — voir peuvent-ils retomber ? — mais les cheveux natifs autour continuent d’évoluer.

Arrêter un traitement après une greffe est donc un choix qui a une conséquence prévisible sur le résultat à cinq ou dix ans — voir le résultat à 5 et 10 ans. C’est votre décision ; elle doit juste être informée, et elle change la planification chirurgicale.

Refuser tout traitement médicamenteux reste parfaitement légitime — voir le guide des traitements. Nous ne prescrivons pas et nous ne vendons aucun médicament.

Le diagnostic, gratuit et sans engagement

Envoyez vos photos au Dr Merdan Çelik, MD : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi le guide d’avant-greffe et Global Health Hair.

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