Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)
Information générale. Ce contenu ne remplace pas un avis médical : une chute de cheveux s’évalue au cas par cas, par un médecin.
Peut-on savoir à l’avance si on va perdre ses cheveux ?
Pas avec certitude : l’alopécie androgénétique dépend de plusieurs gènes, transmis par les deux parents, et l’observation de votre propre cuir chevelu en dit plus que n’importe quel arbre généalogique. Le meilleur prédicteur n’est pas votre père : c’est la mesure de votre miniaturisation actuelle.
Le mythe du « côté de la mère »
L’idée vient d’un fait réel mais partiel : un gène impliqué dans la sensibilité aux androgènes est situé sur le chromosome X, que le garçon reçoit de sa mère. D’où la règle populaire « regarde ton grand-père maternel ».
Mais de nombreux autres gènes sont impliqués, sur d’autres chromosomes, et ils viennent des deux parents. L’hérédité maternelle pèse, elle ne décide pas. Un homme dont le grand-père maternel était chauve peut garder ses cheveux, et l’inverse est tout aussi vrai.
Ce que l’hérédité prédit, et ce qu’elle ne prédit pas
| Prédit assez bien | Ne prédit pas |
|---|---|
| Le risque global d’être concerné | L’âge de début |
| Une tendance familiale marquée | La vitesse d’évolution |
| Le stade final atteint | |
| La densité de la zone donneuse, qui décide de ce qu’une greffe pourra faire |
C’est la dernière ligne qui compte le plus en pratique : deux frères au même stade de l’échelle de Norwood n’ont pas les mêmes possibilités si leur réserve diffère — voir la densité en greffons par cm².
Les tests génétiques capillaires : que valent-ils ?
Des tests commerciaux proposent d’évaluer un « risque de calvitie ». Ce qu’il faut en savoir : ils analysent quelques variants sur un mécanisme qui en implique beaucoup, ils rendent une probabilité et non une réponse, et ils ne disent rien du stade final ni de la réserve.
Autrement dit : à supposer que le résultat soit fiable, il ne change pas la conduite. Ce qui la change, c’est l’examen de votre cuir chevelu — voir la trichoscopie.
Le vrai prédicteur : la miniaturisation
La question utile n’est pas « vais-je être chauve ? » mais « où en suis-je aujourd’hui, et à quelle vitesse cela bouge-t-il ? »
La trichoscopie mesure la proportion de cheveux anormalement fins : quand elle dépasse un certain seuil sur une zone, le processus est engagé, même si la chevelure paraît encore fournie à l’œil nu — voir alopécie androgénétique.
Et pour la vitesse, un seul outil fiable : des photos comparables espacées de six à douze mois — voir comment photographier.
Ce que ça change si vous êtes jeune et inquiet
Deux choses concrètes. D’abord, cela ne justifie pas d’opérer : à 20 ans on ne sait pas où cela s’arrêtera, et le capital est non renouvelable — voir la greffe à 20 ans.
Ensuite, c’est le moment où une mesure de référence a le plus de valeur : faire mesurer sa densité aujourd’hui permet de savoir dans deux ans si l’on évolue vite ou pas — et donc de décider avec des données au lieu d’une intuition. C’est gratuit, et cela n’engage à rien — voir aussi ne rien faire, une option légitime.
Le diagnostic, gratuit et sans engagement
Envoyez vos photos au Dr Merdan Çelik, MD : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi le guide des causes et Global Health Hair.
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