Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)
Peut-on greffer des cheveux sur une cicatrice ?
Oui, souvent : c’est l’une des indications les plus solides de la greffe capillaire, à deux conditions — que la cicatrice soit stabilisée depuis longtemps, et que le tissu soit assez vascularisé pour nourrir les greffons. Contrairement à une calvitie, il s’agit d’une situation non évolutive : ce qui est corrigé le reste.
Les situations concernées
- Séquelles de brûlure.
- Cicatrices post-traumatiques : accident, plaie, morsure.
- Cicatrices chirurgicales : craniotomie, chirurgie du cuir chevelu, lifting.
- Cicatrice linéaire de FUT laissée par une greffe ancienne.
- Séquelles de radiothérapie — situation particulière, qui exige l’avis des médecins qui vous suivent.
- Séquelles d’une alopécie de traction ancienne et stoppée.
Toutes relèvent des alopécies cicatricielles : le follicule a été détruit et remplacé par du tissu fibreux. Aucun traitement ne le fait repousser — mais on peut en apporter d’ailleurs.
Les deux conditions, et pourquoi elles ne se négocient pas
- La stabilité. Une cicatrice doit avoir fini son remaniement : on parle généralement d’un délai de l’ordre de douze mois après l’événement, parfois davantage. Greffer sur un tissu encore inflammatoire compromet la survie des greffons.
- La vascularisation. C’est la vraie limite technique. Un greffon dépend du sang qui l’entoure pour survivre — voir bulbe pileux. Or un tissu cicatriciel est moins irrigué qu’une peau normale. Sur une cicatrice épaisse et pâle, le taux de survie peut être nettement plus faible.
C’est pourquoi certaines équipes procèdent en deux séances : une première à faible densité pour tester la prise, une seconde pour densifier si le résultat le permet. Ce n’est pas de la prudence commerciale : c’est la bonne façon de faire sur ce terrain.
Ce qu’il faut savoir avant d’espérer
Il faut le dire clairement : le taux de prise sur cicatrice est en général inférieur à celui d’une zone saine, et le résultat est moins prévisible. Une clinique qui promet la même densité que sur un cuir chevelu normal ne dit pas la vérité.
Ce qui est réaliste : casser la ligne de la cicatrice, la rendre beaucoup moins visible, permettre une coupe plus courte. Pas la faire disparaître.
Le cas particulier des chéloïdes
Une tendance aux cicatrices chéloïdes ou hypertrophiques doit être signalée impérativement avant toute intervention : les prélèvements de la zone donneuse peuvent eux-mêmes en produire. C’est l’un des points du bilan pré-opératoire — voir ce qu’il faut déclarer.
Une alternative à considérer
Sur une cicatrice fine et bien placée, la tricopigmentation peut suffire à réduire le contraste, sans chirurgie et sans consommer de zone donneuse. Les deux se combinent parfois.
Le choix se fait après examen. Envoyez des photos de la cicatrice en lumière naturelle — voir comment photographier.
Le diagnostic, gratuit et sans engagement
Envoyez vos photos au Dr Merdan Çelik, MD : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi le guide d’avant-greffe et Global Health Hair.
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