Relu et validé par le Dr Merdan Çelik, MD — chirurgien capillaire, Université de Trakya (1997)
La tricopigmentation fait-elle repousser les cheveux ?
Non : elle ne fait pousser aucun cheveu. C’est un dépôt de pigment dans la peau qui imite l’aspect de cheveux rasés ou réduit le contraste entre le cuir chevelu et les cheveux existants. C’est un effet purement visuel — ce qui ne veut pas dire inutile, à condition de savoir ce qu’on achète.
Ce qu’elle fait bien
- Imiter un crâne rasé : des micro-points reproduisent l’aspect de cheveux coupés très court. C’est son usage le plus convaincant, sur une calvitie avancée assumée.
- Réduire le contraste : sur une zone clairsemée, le pigment assombrit la peau visible entre les cheveux, ce qui donne une impression de densité — voir pourquoi le contraste change tout.
- Camoufler une cicatrice : cicatrice linéaire de FUT ou zone donneuse marquée — voir les cicatrices de la zone donneuse.
- Compléter une greffe quand la réserve ne permet pas la densité souhaitée — voir zone donneuse insuffisante.
Ce qu’elle ne fait pas
Elle ne crée aucun follicule, n’arrête pas la progression de l’alopécie androgénétique, et ne donne aucun volume : sur cheveux mi-longs, la peau colorée reste plate. C’est pourquoi elle convient bien au crâne rasé et beaucoup moins à quelqu’un qui veut garder de la longueur — voir porter les cheveux longs.
Les limites qu’il faut connaître avant
- Ce n’est pas permanent. Les pigments s’estompent : des retouches sont nécessaires, à intervalles de quelques années selon les techniques et les peaux. Le coût total se calcule sur dix ans, pas sur une séance.
- La couleur peut virer. Un pigment mal choisi peut évoluer vers des teintes bleutées ou rougeâtres en s’estompant.
- La calvitie continue. Si elle progresse, la zone pigmentée peut devenir incohérente avec les cheveux restants et demander une reprise.
- Ça se voit de près. Le rendu est convaincant à distance sociale, moins à quelques centimètres.
Le point qui compte si vous envisagez une greffe
Parlez-en au chirurgien avant, dans les deux sens. Une tricopigmentation déjà réalisée modifie la peau et peut compliquer l’évaluation et le geste ; à l’inverse, la faire après une greffe demande d’attendre la cicatrisation complète et la maturation du résultat, soit bien au-delà de douze mois.
L’ordre logique est : diagnostic, puis greffe si elle est indiquée, puis tricopigmentation en complément si nécessaire — pas l’inverse.
Notre position
Nous ne pratiquons pas la tricopigmentation et n’en tirons aucun revenu. C’est une option honnête pour certains profils — notamment ceux dont la réserve ne permet pas une greffe crédible — et une mauvaise idée pour quelqu’un qui espère des cheveux.
La question préalable reste la même : que permet réellement ma zone donneuse ? C’est ce que mesure une trichoscopie, et c’est ce qui devrait décider de l’ordre des étapes.
Le diagnostic, gratuit et sans engagement
Envoyez vos photos au Dr Merdan Çelik, MD : WhatsApp +34 648 423 777. Voir aussi le guide des causes, celui des traitements et Global Health Hair.
À lire aussi
Avis vérifiés
Les expériences réelles de nos patients, recueillies de façon indépendante.
Lire tous les avis sur Google →
Lire les avis vérifiés sur Trustpilot →
Laisser un commentaire